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Code de déontologie des thérapeutes

A – PRINCIPES  ETHIQUES 

1 – Tous les individus ont la même valeur
2 – Respect de la singularité, de la valeur et de la dignité de la personne
3 – Reconnaissance des spécificités des personnes sur les plans culturel, économique, social, politique, ethnique, spirituel, d'identité et de genre, de handicap.
4 – Reconnaissance de l'autonomie et des capacités d'autorégulation de la personne

B – CODE BONNES PRATIQUES PROFESSIONNELLES

B1 Compétences du praticien

B1.1 Le.a gestalt-thérapeute est conscient.e des limites de ses compétences, selon ses formations, son expérience professionnelle, ses modalités de supervision.

B1.2 Lorsque le.a gestalt-thérapeute découvre en cours de travail que la situation thérapeutique déborde les limites de ses compétences, il consulte son.a superviseur.e, et établit une collaboration avec d'autres professionnels ou adresse le.a patient.e à un.e autre professionnel.le.

B1.3 Le.a gestalt-thérapeute tient à jour ses informations sur les ressources locales professionnelles et associatives pour pouvoir adresser son.a patient.e aux personnes les plus à même de l'aider en complément du processus thérapeutique.

B1.4 Si le.a gestalt-thérapeute décide de poursuivre le travail avec ce.tte patient.e, outre la mise en place d'une collaboration professionnelle extérieure, il.elle doit adapter son cadre thérapeutique en accord avec le.a patient.e et entreprendre les actions nécessaires au développement de ses compétences :
       B1.4.1  Le.a gestalt-thérapeute examine si sa formation est suffisante, dans le domaine nécessité par les besoins du.de la patient.e, pour que le travail soit pleinement au bénéfice du.de la patient.e. 
       B1.4.2 Il.elle développe ses connaissances et ses compétences par tous moyens appropriés : lectures, colloques et conférences, stages de formation continue, échanges avec des collègues expérimenté.es.
       B1.4.3 Il.elle adapte ses modalités de supervision aux nécessités de la situation.

B1.5 Dans ses actions publiques (interviews dans les médias, conférences, séminaires publics ou professionnels) le.a gestalt-thérapeute est vigilant.e à clarifier ce qui relève de la Gestalt-thérapie et ce qui relève d'autres domaines. Il.elle est attentif.ve à l'image qu'il.elle présente de la Gestalt-thérapie et de la profession de gestalt-thérapeute.

B1.6 Le.a gestalt-thérapeute a recours à la thérapie personnelle lorsque des crises personnelles provoquent des perturbations dans son travail de thérapeute. Il.elle y recourt en cas de difficulté à préserver les frontières de l'intimité et de la séduction.

B1.7 Les méthodes et techniques employées doivent être au service du.de la patient.e et répondre à ses besoins.

B1.8   Dans le cadre de la formation permanente et durant toute sa vie professionnelle, le.a gestalt-thérapeute prend soin d'élargir et approfondir ses compétences professionnelles et personnelles. Il.elle reste ouvert.e aux développements nouveaux affectant le champ de sa pratique, en Gestalt-thérapie ou dans d'autres disciplines.

B1.9 Le.a gestalt-thérapeute tient à disposition de l'administration fiscale un fichier contenant les noms, prénoms et adresse de ses patient.es. 
S'il.elle prend des notes au cours ou au sujet des séances, il.elle sera vigilant.e à la confidentialité de ces notes (voir le chapitre B3).
Attentif.ve aux limites de ses compétences, il.elle est attentif.ve à ne pas faire état d'un diagnostic que seul un médecin serait autorisé à poser

 

B2 Relations thérapeute / patient.e

B2.1  La relation thérapeutique est une relation professionnelle dans laquelle le.a praticien.ne garde en permanence la préoccupation du bénéfice apporté au.à la patient.e par le processus thérapeutique en cours.

B2.2 Conscient.e de l'asymétrie de la relation thérapeutique et de la capacité d'influence que lui confère sa position, le.a gestalt-thérapeute s'interdit tout abus de pouvoir dans quelque domaine que ce soit  (financier, sexuel, émotionnel, politique, idéologique, etc.), pour son avantage personnel ou celui de toute autre personne ou institution.

B2.3 Le.a gestalt-thérapeute s'interdit notamment tout acte sexuel dans la relation thérapeutique, ainsi que dans les relations de formation et de supervision.

B2.4 Le contact physique pendant le processus thérapeutique est exclusivement mis en œuvre dans l'intérêt du.de la patient. Pour chaque intervention incluant un contact physique, le consentement préalable du.de la patient.e est requis.

B2.5 Le.a gestalt-thérapeute reconnaît qu'un lien de proximité tel que : employé, ami proche, apparenté, voisin ou partenaire est incompatible avec un processus thérapeutique.

B2.6 Les engagements extérieurs du.de la gestalt-thérapeute (professionnels ou privés) peuvent interférer avec le processus thérapeutique de certains patients. Le.a praticien.ne est attentif.ve à ces points de tension et les met au travail si nécessaire.

 

B3 Confidentialité

B3.1 Tous les échanges entre le.a gestalt-thérapeute et le.a patient.e sont considérés comme nécessairement confidentiels, excepté dans les circonstances prévues au chapître B7.

B3.2.1 Le.a gestalt-thérapeute veille à la confidentialité de ses notes. Il.elle veille à ce que ses proches ou ses collaborateurs n'y aient pas accès. Il.elle prend des dispositions pour que ces notes soient détruites en cas de décès.

B3.2.2 Pour satisfaire à ses obligations légales et fiscales, le.a gestalt-thérapeute tient un fichier des données personnelles administratives de ses patient.es. Il.elle conserve ces données pendant le temps où il.elle peut être soumis.e à un contrôle fiscal et avoir à justifier des noms et adresses des personnes dont il a reçu des paiements (10 ans).

B3.3 Le.a gestalt-thérapeute prend soin que des informations permettant d'identifier les personnes ne soient pas transmises par des réseaux de relations confidentielles superposés comme la supervision.

B3.4 Lorsque le.a gestalt-thérapeute souhaite utiliser une situation thérapeutique dans une conférence,  une publication, ou une formation, il.elle prend soin d'anonymiser la situation : modification du nom, des données personnelles, ajustement de l'écriture, utilisation de cas composés, etc. Ces moyens doivent garantir que le.a patiente ne soit pas reconnu.e.
Compte-tenu de la dissymétrie de la relation, le.a gestalt-thérapeute n'est pas tenu de recueillir le consentement du.de la patient.e pour publier, sous réserve que celui.elle-ci ne soit pas reconnaissable. Il.elle peut cependant mettre au travail avec son.a patient.e ce projet de publication si cela lui semble utile au processus thérapeutique.

B3.5 Dans le cadre de travaux de recherche, le.a gestalt-thérapeute qui souhaite recueillir des données spécifiques doit solliciter un consentement éclairé du.de la patient.e et préserver son anonymat.

B3.6 Les enregistrements vidéos, photos ou audios nécessitent l'accord écrit du.de la patient.e ou l'accord écrit de son.a représentant.e légal.e. Ces enregistrements peuvent être utilisé uniquement dans un cadre de supervision ou de formation.

B3.7 Le.a gestalt-thérapeute n'établit de collaboration avec d'autres professionnels de santé qu'au bénéfice de son.a patient.e et avec son accord. Il.elle observe la plus stricte confidentialité sur les informations qui peuvent lui être communiquées et ne communique que ce qui est indispensable aux soins de son.a patient.e et à des personnes soumises elles-même au secret professionnel.

B3.8 Le.a patient.e a un droit d'accès (et de modification) à ses données personnelles administratives enregistrées par le.a gestalt-thérapeute dans le cadre de ses obligations professionnelles. Il ne peut en demander la suppression qu'une fois passé le délai de possibilité d'un contrôle fiscal (10 ans).

B3.9 Si un.e gestalt-thérapeute est interrogé.e sur un.e de ses patient.es dans le cadre d'une enquête judiciaire, il.elle peut s'abstenir de témoigner en se considérant comme confident.e nécessaire. Se reporter au document sur le secret professionnel annexé au présent code.

 

B4 Le contrat thérapeute / patient

B4.1 Tout engagement du.de la gestalt-thérapeute et de son.a patient.e dans une relation thérapeutique est considéré comme un contrat, que celui-ci soit écrit ou oral.

B4.2 Le contrat est explicite concernant les honoraires, les modalités de règlement, le lieu, la durée et la fréquence des séances, les interruptions, les séances manquées ou annulées par le.a patient.e ou par le.a thérapeute.

B4.3 Certains éléments du contrat font l'objet d'une discussion avec le.a patient.e et d'une recherche d'accord mutuel : interruptions pour des vacances, ré-orientation du.de la patient.e vers un.e autre professionnel.le, arrêt de la thérapie.

B4.4 Le.a gestalt-thérapeute est conscient.e des limites de ses compétences. Il.elle est clair.e, précis.e et sincère dans les informations qu'il.elle donne à son.a patient.e sur ses diplômes, ses compétences, ou son expérience.
Il.elle est attentif.ve aux difficultés spécifiques de certaines prises en charge (couples, familles, enfants, pathologies psychiatriques, etc). Dans le doute il.elle consulte son.a superviseur.e avant tout engagement et complète sa formation si nécessaire.
En cas de crise personnelle ou de maladie, le.a gestalt-thérapeute évalue avec son.a superviseur.e sa capacité à tenir ses engagements thérapeutiques auprès de ses patient.es.

B4.5 Lorsque le.a gestalt-thérapeute reçoit un.e patient.e qui est déjà engagé.e dans une relation thérapeutique avec un.e autre praticien.ne, il.elle met au travail avec ce.tte patient.e le sens de sa demande avant tout engagement.

 

B5 Publicité

La publicité se limitera à des déclarations descriptives des services disponibles et des qualifications de la personne qui les fournit. La publicité n'incluera pas de témoignages de patient.es, d'affirmations comparatives ou critiques des autres professionnel.les, des autres méthodes ou des autres instituts de formation ou associations professionnelles.

 

B6 Sécurité

B6-1 Le.a gestalt-thérapeute prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de ses patient.es et la confidentialité des séances dans l'espace où il.elle pratique.

B6-2 Le.a gestalt-thérapeute veille, dans la mesure du possible, à ce que son cabinet soit accessible aux personnes handicapées. Il est attentif à ses obligations légales dans ce domaine.

B6-3 Le.a gestalt-thérapeute souscrit une assurance responsabilité civile professionnelle pour couvrir ses activités.

 

B7 Circonstances exceptionnelles

B7.1 Les circonstances exceptionnelles sont les situations d'urgence dans lesquelles le.a patient.e n'est pas en capacité d'assurer une sécurité minimale pour lui.elle-même ou ses proches.

B7.2 Le.a gestalt-thérapeute prend toute mesure appropriée pour assurer cette sécurité et collabore avec les personnes en mesure d'intervenir (proches, amis, services d'urgence). Cette dérogation à la règle de confidentialité sera limitée aux faits et à la durée strictement nécessaires.

B7.3 Quand la Gestalt-thérapie est réalisée sur la demande conjointe du.de la patient.e et d'un tiers (injonction judiciaire de soin) il.elle fournira au.à la patient.e une attestation de présence à chaque séance.

B7-4 Lorsque le.a gestalt-thérapeute a connaissance de privations, mauvais traitements ou atteintes sexuelles infligées à un.e mineur.e ou à une personne vulnérable au sens de la loi, il.elle prévient son.a patient.e qu'il.elle ne peut être dépositaire de cette information sans agir pour la protection des personnes concernées auprès des autorités compétentes, judiciaires ou administratives.
Le.a gestalt-thérapeute évalue l'urgence de la situation. Le signalement aux autorités compétentes sera fait si possible en accord et avec la collaboration du.de la patient.e.

 

8 Dimension sociale de la profession de gestalt-thérapeute

B8-1 Respect des lois
Le.a gestalt-thérapeute tient à jour ses informations sur les lois applicables à sa pratique professionnelle et les respecte.

B8-2 Recherche
Le.a gestalt-thérapeute est ouvert.e à la coopération et à la collaboration aux travaux de recherche contribuant au développement théorique, clinique et pratique de la thérapie. Il.elle rend ses propres recherches accessibles à la communauté professionnelle.

B8-3 Recherche, droits
Dans son propre travail de recherche, le.a gestalt-thérapeute respecte les droits d'auteur et d'édition, et d'une façon générale les droits liés au travail de ses collègues.

B8-4 Collaboration
Dans une pratique en institution ou en collaboration avec des collègues, le.a gestalt-thérapeute est responsable du cadre qu'il.elle pose pour la préservation du processus thérapeutique de son.a patient.e et le respect des règles professionnelles de confidentialité.

B8-5 Publicité
B8-5.1 Le.a gestalt-thérapeute respecte la législation nationale lorsqu'il.elle informe de son activité.
B8-5.2 Le.a gestalt-thérapeute ne mentionne pas, dans ses informations professionnelles, des pratiques ou des services qu'il.elle n'est pas réellement en mesure d'assurer ou qui ne correspondent pas à ses qualifications.
B8-5.3 Le.a gestalt-thérapeute informe de ses activités mais s'abstient de toute promotion sous forme de promesses de résultats, de comparaisons avec des collègues ou des praticien.nes d'autres méthodes, de discours de séduction.

B8-6 Relations avec les collègues et autres professionnel.les
B8-6.1 Le.a gestalt-thérapeute informe ses patient.es sur les pratiques de collègues ou d'institutions, ou sur les autres méthodes thérapeutiques, de façon honnête et respectueuse. Dans ses informations, il.elle privilégie les institutions reconnues par les organismes professionnels de référence.
B8-6.2 Le.a gestalt-thérapeute ne s'engage pas dans un contrat thérapeutique avec un.e patient.e qui est déjà en cours de thérapie avec un.e autre praticien.ne tant que l'engagement de ce.tte patient.e avec ce.tte collègue n'est pas éclairci. 
B8-6.3 Le.a gestalt-thérapeute ne demande pas de bénéfices économiques ou personnels pour avoir adressé des patient.es à d'autres collègues ou institutions. Il.elle ne propose pas de bénéfices économiques ou personnels pour adresser des patients à d'autres collègues. Il.elle refuse tout avantage de ce type qui lui serait proposé.

B8-7 Si le.a gestalt-thérapeute apprend que les pratiques d'un.e collègue sont contraires aux règles déontologiques et de nature à porter atteinte à la réputation de la profession, il.elle en informe le Pôle Éthique et Déontologie de la FPGT.

B8-8 Devoir de réserve
Pour préserver la liberté de conscience de ses patient.es et la réputation de la profession, le.a gestalt-thérapeute est discret.e dans ses engagements ou activités extra-professionnel.les. Il.elle est particulièrement attentif.ve à son exposition dans les réseaux sociaux.

B8-9 Implications sociales et politiques
Le.a gestalt-thérapeute est conscient.e des implications sociales et politiques de son travail et des aspects sociaux et politiques qui influencent le contexte de vie de ses patient.es.

B8-10 Formation à la Gestalt-thérapie
B8-10.1 La formation doit informer les étudiant.es des développements théoriques, méthodologiques et techniques de la psychothérapie en général et de la Gestalt-thérapie en particulier d'une manière objective et honnête. Les points de vue personnels des formateurs.trices seront annoncés comme tels. 
B8-10.2 La formation ne doit susciter aucune fausse attente, en ce qui concerne la reconnaissance de la formation par les autorités nationales, les lois règlementant la psychothérapie ou l'usage du titre de psychothérapeute, le remboursement éventuel des séances par les assurances de santé, les effets personnels ou économiques de la formation.

B8-11 Les instituts de formation à la Gestalt-thérapie vérifient les qualifications, les attentes, les motivations et les qualités personnelles des candidats à la formation. Ils leur fourniront une information claire, complète et honnête sur le cursus, les méthodes d'évaluation et le règlement intérieur de l'institut.

B8-12 Les instituts de formation à la Gestalt-thérapie garantiront la qualité de la formation aussi bien en ce qui concerne les compétences des formateurs.trices et superviseur.es, que la cohérence des cursus. Ils établissent une procédure interne de contrôle continu de la qualité de la formation et de ses méthodes.

B8-13 Les relations entre formateurs.trices et les étudiant.es et avec l'institut sont claires et transparentes.
B8-13.1 Les formateurs.trices sont conscient.es des spécificités de la relation formateur.trice / étudiant.e, en particulier les dimensions de dépendance, idéalisation, estime. Les formateurs.trices n'utilisent pas ces spécificités à leur avantage personnel. 
B8-13.2 Les instituts posent un cadre clair à la relation formateur.trice / étudiant.e. Ils prévoient des espaces de régulation où les problèmes puissent être exprimés et résolus.

B8-14 Les principes éthiques guidant et régulant la relation patient-thérapeute s'appliquent à l'identique aux relations formateur.trice / étudiant.e (compétences, confidentialité, contractualisation, sécurité).

B8-15 La gestalt-thérapie didactique de l'étudiant.e sera protégée par le.a thérapeute-formateur.trice des éventuelles turbulences liées à la confusion des rôles. Il.elle s'abstiendra de prendre part aux procédures d'évaluation de son.a patient.e-étudiant.e.

B8-16 Les instituts de formation s'assurent des qualités personnelles, didactiques, cliniques et scientifiques des formateurs.trices. Ils veillent à ce que les échanges professionnels entre formateurs.trices, la supervision et la formation continue soient assurés.

B8-17 En cas de conflit éthique entre différentes positions ou exigences, le.a gestalt-thérapeute sollicite les éclairages du Pôle Éthique et Déontologie de la FPGT, ainsi que son espace de supervision.

 

B9 Relations avec les anciens patients

Le.a gestalt-thérapeute reste pleinement responsable des relations avec ses ancien.nes patient.es.

 

B10 Procédures légales

Tout gestalt-thérapeute membre de la FPGT, condamné.e par une cours de justice pour un délit criminel ou qui a fait l'objet d'une action civile à l'initiative d'un.e patient.e ayant aboutie à une condamnation, est tenu.e d'en informer le Pôle Éthique et Déontologie de la FPGT.

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Code d'éthique et déontologie des praticiens gestaltistes en organisations (PGO) EAGT

A. Définitions

PGO

Un PGO est un praticien gestaltiste en organisations possédant une expérience reconnue et un savoir-faire spécialisé dans l’application de l’approche gestaltiste, tout en travaillant comme manager, coach, consultant ou formateur en organisation.

Relation professionnelle

Un relation professionnelle existe lorsque la relation est basée sur ou inclut un accord commercial ou un contrat qui définit les responsabilités de chacune des parties. Ce contrat peut être explicite, écrit ou verbal. Une attention particulière doit être portée aux accords verbaux.

Client et mandant ou sponsor

Afin de clarifier les rôles dans la relation professionnelle, il est souvent nécessaire de distinguer le client du mandant ou du sponsor. Dans la plupart des cas, le client et le mandant ou sponsor sont une seule et même personne et par suite dénommé le client ou le système client. À des fins d’identification cependant, nous définissons ces rôles comme suit :

  • Le client: Le « client » est la personne qui est dirigée, coachée ou fait l’objet de consultance ou de formation.

  • Le mandant ou sponsor: L’entité (y compris ses représentants) qui paie ou qui organise pour que les services soient fournis.

    Dans tous les cas, les contrats ou accords doivent clairement établir les droits, les rôles et les responsabilités à la fois du client et du mandant ou sponsor s’ils ne sont pas les mêmes personnes. Lorsque c’est possible, ces contrats/accords doivent être explicites et écrits.

B. Code éthique

  1. Le PGO traite les gens avec respect et dignité, nonobstant les différences de rôle ou de statut.

  2. Ilrespectel’unicité,lavaleuretladignitédel’individu.

  3. Il apprécie et valorise les diversités de race, d’origine, d’ethnicité, de genre, d’identité ou de préférence sexuelles, de handicap, d’âge, de religion, de langue, de statut social ou économique et de besoin de spiritualité.

  4. Il reconnaît l’importance de l’autonomie et de l’autorégulation de l’individu dans le contexte de l’organisation et d’autres relations interpersonnelles.

C. Code de pratique professionnelle

1 - Publicité et publications

1.1. Le PGO ne fera pas sciemment de déclaration publique mensongère ou induisant en erreur sur ce qu’il/elle offre, ni ne fera de déclaration mensongère dans aucun document écrit relatif à la profession, à ses qualifications et/ou domaines de compétence et d’expertise.

2 - Compétence

2.1. Le PGO n’entreprendra que les tâches pour lesquels il/elle sait ou devrait savoir qu’il/elle a les compétences nécessaires pour effectuer ces tâches et les mener à un accomplissement qui soit bénéfique pour le client ou le système client.

2.2. Pendant le processus de travail le PGO, s’il découvre les limites de ses compétences, ou bien dirigera le client vers un autre professionnel ou bien établira une collaboration avec un autre ou plusieurs autres professionnels. Si cela n’est pas possible, il refusera de continuer le contrat

2.3. Le PGO ne conduira pas de thérapie avec son client sauf s’il/elle est aussi gestalt-thérapeute qualifié et si ce changement est clairement consenti par à la fois le client et le mandant.

2.4. La première étape de ce processus est la renégociation du contrat original avec le client. Continuer avec le client implique de prendre les mesures nécessaires pour améliorer les compétences. De telles mesures peuvent être :

2.4.1. Le PGO examine avec soin si ses compétences peuvent s’appliquer au champ dans lequel le travail doit avoir lieu pour bénéficier pleinement au client. Si le PGO détermine que le champ organisationnel, sa structure, ses frontières et les buts dominants dans ce champ sont de quelque manière en contradiction ou trop restrictifs pour dérouler la compétence nécessaire pour faire avancer le processus du client, il/elle s’abstient de tout nouveau projet de travail à accomplir dans ce champ.

2.4.2. Le PGO recherche un soutien et une clarification de ses difficultés quant à une situation problématique dans le contexte d’une pause avec des collègues expérimentés.

2.4.3. Le PGO va régulièrement en supervision pour clarifier ses enjeux dans ses interventions et pour renforcer son intégrité.

2.4.4. Le PGO établit et maintient des relations au sein de ses réseaux professionnels.
2.5. Le PGO évite toute activité telle que conférences, interviews dans les média publics, séminaires

etc. qui pourraient être en contradiction avec son éthique.

2.6. L’approche méthodologique et technique dans le processus de travail doit servir les objectifs et les exigences de développement du client ou système client convenus dans le contrat.

2.7. Dans un processus formatif qui dure toute sa vie professionnelle, le PGO prend soin d’élargir et d’approfondir ses compétences professionnelles et personnelles. Le PGO est ouvert aux développements importants qui affectent ce processus, que ce soit dans le champ de la théorie et de la pratique de la Gestalt ou dans d’autres champs ou écoles de recherche et pratique organisationnelles, au bénéfice des clients.

2.8. Le PGO tient à jour une documentation soigneuse de son travail avec le client et observe les délais de prescription légaux pour la préservation des documents et le degré de sécurité exigé.

3 .La relation client—praticien (C/P)


3.1. La relation C/P est une relation professionnelle dans laquelle le respect du bien-être du client

et de l’organisation est le premier souci du praticien.

3.2. Le PGO reconnaît l’importance de la relation pour des résultats efficaces et est conscient du pouvoir, de l’influence et des questions de dépendance inhérents à cette situation. Le PGO agira d’une manière compatible avec cette conscience et n’exploitera ni n'abusera les clients de quelque façon que ce soit, pour son bénéfice personnel ou celui toute autre personne ou institution.

3.3. Le PGO vérifie que d’autres relations ou engagements extérieurs n’entrent pas en conflit avec les intérêts du client. Lorsqu’un tel conflit d’intérêts existe, il est de la responsabilité du PGO de le mettre sur la table dans la relation avec le client et le mandant ou sponsor et de prendre les mesures nécessaires pour résoudre le problème.

3.4. Le PGO s’assure que des liens préexistants telles que employé, ami proche, membre de la famille, voisin ou partenaire n’interfèrent pas avec ses activités actuelles.

4. Confidentialité

4.1. Tous les échanges entre le PGO et le client sont considérés comme confidentiels.

4.2. Au cas où le client est autre que le mandant ou sponsor, des accords clairs doivent être mis en place pour ce qui est des échanges d’informations sur le client et le processus avec le mandant ou sponsor.

4.3. La mise en mémoire de données personnelles du client, y compris les notes de cas, est sujettaux règles nationales en vigueur, professionnelles et légales.

4.4. Le PGO s’assure que des renseignements personnels ne soient pas transmis à travers des réseaux de relations confidentiels qui se recoupent, tels que supervision, échanges de mails, conférences et articles.

4.5. Quand le PGO souhaite utiliser des informations spécifiques acquises pendant le travail avec un client ou système client, la permission du client et du mandant doit être obtenue et ceci ne peut se faire que si l’obtention de cette permission n’est pas au détriment de l’un ou de l’autre et si un anonymat strict est préservé autour des noms, des données, etc.

4.6. Quand le PGO souhaite utiliser des données spécifiques pour des études de cas, des rapports ou publications, il/elle doit autant que possible obtenir le consentement averti du client et du mandant et il/elle doit protéger efficacement l’anonymat des clients.

4.7. Les enregistrements vidéos, photos, sonores ou de films nécessitent l'autorisation du client ou de son représentant légal ainsi que l'autorisation du mandant ou sponsor.

4.8. Le PGO agira selon les lois de son pays en ce qui concerne la protection des données personnelles.

4.9. Le PGO doit respecter ses obligations légales de déclarer ou de témoigner en justice, après en avoir informé les clients.

4.10. Au cas où le PGO a un doute ou une inquiétude raisonnables au sujet de la sécurité du client et/ou de son environnement, ceci peut justifier sa décision d’enfreindre la règle de confidentialité et d’informer les institutions officielles ou professionnels capables d’intervenir pour prévenir le danger ou le risque supposés. Le PGO doit informer le client de sa décision.

5. Signer un contrat avec un client


5.1. Tout contrat réalisé entre un PGO et un client, mandant ou sponsor lie les deux parties, qu’il

soit écrit ou verbal.

5.2. Les contrats avec des clients, mandants ou sponsors, qu’ils soient écrits ou verbaux, sont explicites pour ce qui est des honoraires, des dates de paiements, du lieu, des ruptures ou annulations d’activités par le client ou le PGO.

5.3. Tout changement qui touche aux conditions mentionnées ci-dessus requiert la renégociation du contrat d’origine.

6. La sécurité

6.1. Le PGO prendra toutes les mesures raisonnables pour s'assurer que le client ne souffre aucun dommage, ni physique ni psychologique, pendant ses interventions ou résultant de ses interventions.

6.2. Le PGO s’assure obligatoirement que son travail professionnel soit couvert de manière adéquate par une assurance appropriée.

7. Gestion du rôle du PGO dans la société 

7.1. Recherche

Le PGO est prêt à coopérer et à contribuer au travail de recherche qui est déterminant pour faire avancer le développement du travail professionnel et rend ses propres travaux de recherche accessibles à la communauté des PGOs. Dans tous ces cas, le respect de la confidentialité et des intérêts du client est primordial.

7.2. Dans ses propres travaux de recherche, le PGO observe les règles de respect du travail de ses collègues ; les droits d’auteur de tous les documents professionnels doivent être respectés.

7.3. Le PGO respecte les travaux des collègues, y compris en public, et s’abstient de remarques disqualifiantes sur d’autres modèles théoriques, écoles ou collègues dans ses différents engagements professionnels.
7.4. Les aspects politiques du travail en organisation.

Le PGO est conscient des implications sociales et politiques de son travail et des aspects sociaux et politiques qui font partie du contexte de ses clients ou systèmes clients et organisations.

7.5. Dans les cas où les conditions sont enfreintes, le PGO doit penser à signaler les infractions au comité d’éthique pour conseil.

8 La formation gestaltiste en organisation

 8.1. La formation doit informer ceux qui sont en apprentissage des développements théoriques, méthodologiques et techniques du travail en organisation en général et de l’approche gestaltiste en particulier, d’une façon objective et compréhensible. Les points de vue personnels des enseignants doivent être déclarés comme tels. Aucune fausse attente ne doit être suscitée, spécialement pour ce qui est de la reconnaissance officielle de la formation par les autorités et les lois nationales.

8.2. Les instituts de formation en Gestalt vérifieront les qualifications, attentes et aptitudes psychophysiques des candidats et fourniront des informations claires et complètes sur le cursus et les règlements internes.

8.3. Les instituts de formation en Gestalt garantiront la qualité de la formation à la fois au regard de la compétence spécifique des personnes qui enseignent et supervisent et au regard de la cohérence du cursus. Ils fourniront un contrôle interne pour vérifier la qualité de la formation et fourniront l’espace et le lieu pour la mise à jour et la comparaison des méthodologies d’enseignement.

8.4. Le PGO ne doit pas enseigner dans un institut qui ne respecte pas l’éthique des PGOs.

8.5. Les instituts de formation en Gestalt vérifieront périodiquement si un étudiant a atteint un niveau satisfaisant de formation pour être certifié comme PGO dans le futur et fourniront des structures appropriées et transparentes pour cela.

8.6. Les instituts de formation en Gestalt contrôleront et garantiront des standards appropriés personnels, didactiques, cliniques et scientifiques au sein de leur personnel de formateurs.

9 - Les conflits d’intérêts

9.1. Si le PGO se trouve en conflit entre plusieurs positions et exigences éthiques et ne peut résoudre ce conflit par lui-même/elle-même ou avec l’aide de la covision et de la supervision, il/elle s’adresse au comité d’éthique de son institut ou association professionnelle afin d’y trouver le soutien ou les consultations nécessaires.

9.2. Il peut être opportun de solliciter le soutien ou la consultation du comité éthique PGO de l’EAGT et de tenir ce comité informé.

10. Procédures judiciaires

10.1. Tout PGO membre de l’EAGT, condamné par une cour de justice pour un délit criminel ou qui a fait l'objet d'une action civile réussie par un(e) client(e), en informera le comité exécutif de l'EAGT.

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